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Vous trouverez-ici les réponses à vos questions les plus fréquentes concernant la Zoopharmacognosie appliquée, son fonctionnement et ses bienfaits.

Vous pourrez également accéder à des articles et billets au sujet du comportement, des émotions et de la perception du monde chez les animaux, plus particulièrement chez le chien.

F.A.Q Zoopharmacognosie

C’est grâce à son odorat que votre animal va sélectionner les extraits de plantes bénéfiques pour son organisme.
Grâce à ses récepteurs olfactifs votre animal est en mesure d’analyser les composés chimiques contenus dans les extraits de plantes. Un dialogue entre le cerveau et le système olfactif du chien se met en place grâce aux neurotransmetteurs et hormones qui véhiculent les messages à travers le corps.

Lorsque les récepteurs olfactifs de votre animal détectent un composé bénéfique pour l’organisme, l’animal va le sélectionner naturellement. Dès qu’il aura obtenu la quantité suffisante de cet extrait, son cerveau envoie un message-retour (feedback) aux récepteurs olfactifs et votre compagnon cessera de prendre l’extrait.
A l’inverse, si un extrait de plante contient des composés dont l’animal n’a pas besoin, ce dernier va ignorer l’extrait de plante et s’en écarter.

Les plantes sont composées de molécules chimiques communes à de nombreuses espèces végétales. De la même façon, on retrouve les mêmes constituants alimentaires dans de nombreux aliments issues de diverses régions du monde.

Les animaux ont co-évolué avec les plantes au fil du temps et ont développé la capacité de détecter les principes actifs des plantes. Différentes espèces de plantes provenant de zones géographiques très éloignées peuvent contenir les mêmes principes actifs : c’est le cas du linalol contenu dans la Lavande (Europe) mais également dans la Coriandre (Europe, Afrique du Nord, Asie) et plus de 200 autres plantes.

On peut également prendre l’exemple des sesquiterpènes, molécules anti-inflammatoires, stimulantes (des fonctions respiratoires, digestives…). Les sesquiterpènes sont présents dans l’Achillée Millefeuille (Europe, Asie, Amérique du Nord), le Cèdre de l’Atlas (Afrique du Nord) ou encore le Gingembre (Asie).

Les animaux ont développé la capacité innée de détecter les principes actifs contenus dans les plantes. Ils sélectionnent donc une plante pour ses principes actifs plutôt que pour la plante en elle-même.

Comme de nombreux principes actifs se trouvent dans les plantes du monde entier, les animaux peuvent sélectionner de manière sûre de nombreuses plantes étrangères.

La nourriture est consommée jusqu’à ce que l’animal soit rassasié. Les métabolites secondaires des plantes (principes actifs médicinaux contenus dans les plantes) sont sélectionnés jusqu’à ce que le goût change.
La perception du goût passe d’agréable à désagréable ou de sucré à amer.

Les graisses, les glucides et les protéines (également appelés métabolites primaires) sont utilisés par l’organisme de l’animal pour sa croissance, la production et réparation des cellules du corps et pour la dépense d’énergie (motricité, fonctions organiques comme la digestion par exemple…). Un animal peut les sélectionner « pour plus tard », c’est à dire faire des réserves pour les utiliser ultérieurement. Cela permet notamment à l’animal d’accéder à une source d’énergie lorsque la nourriture se fait rare (graisses).

Les nutriments (par exemple : herbe d’orge, églantier, spiruline) : le corps utilise des nutriments (vitamines et minéraux) pour aider à la production d’énergie, à la croissance et à la réparation. Les vitamines et les minéraux ne peuvent pas fournir d’énergie par eux-mêmes. Les animaux ne les traiteront donc pas comme une source d’énergie puisqu’ils ne pourront pas être stockés pour plus tard. C’est pourquoi, contrairement aux groupes d’aliments ci-dessus, l’animal ne sélectionnera ces nutriments qu’en cas de besoin. Les nutriments seront sélectionnés en cas de carence ou en cas de besoin de réparations importantes pour ramener le corps à un état sain. Par exemple, la vitamine C contenue dans l’églantier aide les enzymes à produire plus de collagène.

Plantes médicinales & principes actifs : L’animal ne les sélectionnera que s’il en ressent le besoin immédiat. Les métabolites secondaires affectent la communication entre les cellules, la production d’hormone ou encore les interactions entre les organes et le cerveau (neurotransmetteurs) pour réguler ou participer à rééquilibrer les parties de l’organisme qui rencontrent un dysfonctionnement. Les plantes médicinales n’ont pas de valeur nutritives chez les carnivores donc ne sont pas assimilées comme de la nourriture. Elles n’apportent pas non plus d’énergie métabolisable (comme les aliments).

Les huiles essentielles, les extraits C02 & les absolus : sont traités par l’organisme comme des métabolites secondaires car ils ne contribuent pas à la production, la croissance ou la réparation d’énergie.

Les macérâts et les herbes séchées peuvent avoir une valeur nutritive (notamment les huiles végétales contenues dans les macérâts). Cependant, la présence de principes actifs médicinaux dissuade toujours les animaux en bonne santé de les utiliser pour se nourrir. Si votre compagnon, même glouton en sélectionne, c’est donc qu’il cherche à soulager un problème (carence, trouble, douleur) ou déséquilibre.

Les poudres telles que les cynorhodons ou la spiruline contiennent de fortes concentrations de vitamines et de minéraux et semblent se rapprocher des aliments. Cependant, les animaux les considèrent comme un complément alimentaire plutôt que comme un aliment de base car ils ont peu de valeur énergétique. Ils ne les sélectionnent que si cela est nécessaire pour leur organisme au moment où on leur met à disposition.

Ils existent des cas d’empoisonnements chez de nombreux animaux domestiques ou captifs et quelques cas chez les animaux sauvages. Cependant la plupart des études relatent des empoisonnements à des substances chimiques d’origine industrielle (produits ménagers, détergents ou hydrocarbures). Des explications et quelques études scientifiques permettent de mettre en évidence les principales causes d’empoisonnements chez les animaux :

La faim : si la nourriture est rare, les animaux n’ont pas d’autre choix que de consommer des plantes toxiques qu’ils ne mangeraient pas en temps normal. Ceci peut arriver aux animaux captifs vivant sur des sols appauvris (sur-pâturage ou manque de surface). Les animaux errants peuvent par nécessité ingérer des aliments ou plantes toxiques pour subsister.

L’incapacité à sélectionner des plantes en association les unes avec les autres : Plusieurs espèces animales ont été observées en train d’ingérer des plantes aux composants neutralisants après avoir mangé des végétaux contenant un niveau élevé de toxines. L’argile peut neutraliser la plupart des toxines végétales. Les perroquets dont l’alimentation est riche en alcaloïdes ingèrent régulièrement de l’argile (en milieu naturel) pour neutraliser les effets d’une prise importante d’aliments alcalins. Les animaux en captivité n’ont souvent pas accès à des composés neutralisants et ne pourront donc pas effectuer de sélection associative.

L’appétence & le biais des produits transformés : Le chocolat ce poison pour nos chiens ! Ceci est dû à sa teneur en théobromine, un alcaloïde trouvé dans la plante de coca que les chiens ne métabolisent pas contrairement à nous, humains. Le chocolat contient également d’autres ingrédients, notamment du sucre et des arômes tels que la vanille qui sont appétant pour le chien et qui vont altérer l’identification de la théobromine. Le chien attiré par la vanille, le sucre et les graisses contenus dans le chocolat va alors le consommer.
C’est sur le même principe que l’on créer l’appétence des médicaments pour animaux (ajout de sucre, de gras et d’arômes).

Un procédé similaire est utilisé pour inciter les rats à ingérer de la « mort au rat » par effet de camouflage olfactif et gustatif des substances toxiques.

Le cas de l’antigel (appétant chez certains chiens), quant à lui, relèverait également de cette catégorie, car les chiens n’ont pas créé de mécanismes de détection des produits chimiques artificiels contenus dans ce produit assez récent au regard de l’évolution des espèces.
Soyez donc vigilant avec ce type de produits !

Les extraits de plantes (hors plantes exotiques et tropicales) présentés purs, sont quant à eux, facilement identifiables et reconnaissables par les animaux. Ils ne risquent pas de s’intoxiquer si aucune substance appétente ne vient interférer avec l’identification de l’extrait.

La Veterinary Medicine Association suggère que les raisins et les raisins secs peuvent être toxiques et mortels pour les chiens dans de rares cas. Le premier cas d’empoisonnement au raisin signalé chez le chien remonte à 1998. Cependant, nous ne savons pas réellement si le raisin entier peut être toxique ou s’il ne s’agit que de la chair et de la peau (et non de l’huile ou des graines).
L’huile de pépins de raisin semble appréciée par les chiens qui la sélectionnent régulièrement sans aucun signe d’empoisonnement après ingestion. Les recherches scientifiques à ce sujet restent peu nombreuses et la question nécessite approfondissement.

Chez les suricates, le raisin fait partie de l’alimentation, tout comme pour les perroquets. Il a été constatés par des chercheurs un comportement particulier avant l’ingestion de grains de raisins, les individus roulaient les raisins dans l’argile (suricate, perroquet) ou enlevaient la peau (perroquet) avant de les manger.
Selon Caroline Ingraham, la mycotoxine (toxine fongique) pourrait être à l’origine de l’intoxication aux raisins.

L’argile verte ayant des propriétés détoxifiantes, ceci peut expliquer la raison pour laquelle les animaux l’utilisent avant l’ingestion de certains grains de raisins.

Pour en revenir aux plantes, si les métabolites secondaires contenus dans celles-ci ne sont pas nécessaires (pour résoudre un problème ou recréer l’équilibre de l’organisme) alors ils sont néfastes pour l’organisme. Toutefois, lorsqu’ils sont nécessaires, ils sont bénéfiques pour retrouver un état de santé sain et rééquilibrer l’organisme.

Il est important de faire appel à la capacité d’automédication de l’animal pour le laisser décider du dosage précis qu’il souhaite d’un extrait de plante afin d’écarter tout risque d’empoisonnement ou de surdosage.

Votre chien peut sélectionner des extraits de plantes afin de purger des toxines, bactéries ou parasites. C’est un comportement naturel chez le chien qui lui permet de se détoxifier rapidement. Cela peut arriver si vous constatez une prise importante d’extraits de plantes antibactériens ou lors d’ingestion d’huile de coco.

Vous devriez observer des signes d’amélioration par rapport à son état initial dans les 24 à 36 heures suivant la prise des extraits de plantes. Si les bactéries, toxines ou parasites se trouvent dans l’intestin, le chien sera plutôt sujet à des selles molles ou une diarrhée. Tandis que si les toxines sont plus importantes dans la partie haute du système digestif, il est plus susceptible de purger par des mécanismes de vomissements.

Des savoirs anciens aux nouvelles recherches scientifiques, les vertus des plantes ne sont plus à prouver. La singularité de cette approche du soin réside dans le fait de rendre à nouveau l’animal acteur de son bien-être et de sa santé ! Apprendre à offrir les extraits de plantes à votre animal, l’observer et le comprendre vous permet de devenir son partenaire santé privilégié tout au long de sa vie.

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